Thyroid Cancer Canada
Inform. Support. Empower. Informer. Soutenir. Renforcer.

Nouvelles et mises à jour

Nous ajoutons continuellement des nouvelles et des articles à cette section. Nous archivons également l'information passée qui demeure pertinente. Veuillez revenir pour obtenir des mises à jour.

 

Cancer de la thyroïde : une maladie rare mais malvenue

tcc_accent

À une époque où le grand public et mieux informé sur le cancer que jamais auparavant, le cancer de la thyroïde reste une maladie peu connue et mal comprise. On en sait peu sur ses causes et comment le prévenir.

Faible sensibilisation

« Le grand public est très peu sensibilisé au cancer de la thyroïde, explique Rita Banach, elle-même une survivante du cancer de la thyroïde et l’une des fondatrices de Cancer de la thyroïde Canada. Je crois que c’est parce qu’il s’agit encore d’un cancer relativement rare et considéré très guérissable. »

« Il est souvent détecté presque par hasard. Les patients subissent une échographie pour une autre condition, et un nodule au cou est alors repéré. »

Même s’il a généralement été moins élevé, le taux de cancer de la thyroïde augmente chaque année, plus rapidement que tout autre cancer. Plus de 6 300 personnes ont reçu un diagnostic de cette maladie en 2015 - par rapport à 3 400 une décennie plus tôt. Plus de la moitié des personnes souffrant d’un cancer de la thyroïde sont âgées de 15 à 49 ans et presque 80 % sont des femmes. Malgré cette incidence alarmante de cancer chez les jeunes femmes, la maladie continue de passer relativement inaperçue.

Lorsqu’elle est détectée tôt, elle peut s’avérer très guérissable.  Cependant, la gravité potentielle du cancer de la thyroïde ne peut être facilement ignorée. « Même si la plupart des patients sont atteints de la forme curable du cancer de la thyroïde, un petit pourcentage de patients souffre d’un type très dangereux de la maladie qui entraîne la mortalité en cinq mois » dit Rita Banach. 

Un diagnostic et un traitement uniques

Le cancer de la thyroïde se distingue également par la façon dont le diagnostic est établi, explique la DreAlice Cheng, endocrinologue à l’hôpital Credit Valley, à l’hôpital St. Michael, et membre du comité consultatif médical de Cancer de la thyroïde Canada. « Il est souvent détecté presque par hasard, dit-elle. Les patients subissent une échographie pour une autre condition, et un nodule au cou est alors repéré.  Ou encore, une personne peut ressentir une bosse en appliquant une crème faciale, ou constater sa présence au cou d’un ami. »

Le traitement de cette maladie est aussi particulier puisqu’il implique rarement la chimiothérapie ou la radiation. Le patient doit plutôt subir une chirurgie pour l’ablation partielle, sinon complète, de la glande thyroïde, suivie d’une dose d’iode radioactif. Les patients doivent ingérer la substance et passer ensuite trois jours en isolement. Cette mesure vise à s’assurer que la radioactivité de leur corps ne met pas les autres en danger.

Traitement hormonal substitutif

Par la suite, étant donné que la thyroïde est une glande essentielle qui contrôle notamment notre métabolisme corporel, les patients doivent recevoir un traitement hormonal substitutif pour le reste de leur vie. Malheureusement, il n’existe pas de dose standard et la quantité requise varie largement selon les patients. Tant que la dose adéquate n’est pas déterminée (ce qui peut exiger des mois), les patients peuvent ressentir les symptômes suivants : fatigue, dépression, gain de poids et une impression générale de malaise.

« Même si la plupart des patients sont atteints de la forme curable du cancer de la thyroïde, un petit pourcentage de patients souffre d’un type très dangereux de la maladie qui entraîne la mortalité en cinq mois. »

Taux de récidive élevé

Les survivants du cancer de la thyroïde doivent aussi envisager une surveillance médicale pour le reste de leur vie. « Le taux de récidive du cancer de la thyroïde est très élevé et atteint 30 pour cent, dit Rita Banach. Contrairement à d’autres formes de cancer pour lesquelles le patient est suivi pendant quelques années, nous le sommes toute notre vie. Avec le cancer de la thyroïde, personne n’est jamais en rémission. Nous disons simplement qu’il n’y a actuellement aucune évidence de la maladie. » Les médecins disent souvent aux patients qu’ils ont un « bon cancer », ce qui ne contribue pas à apaiser la peur, l’anxiété et la crainte que vivent beaucoup d’entre eux lorsqu’ils reçoivent un diagnostic de cancer de la thyroïde.

Même s’il est essentiel d’accroître la sensibilisation envers le cancer de la thyroïde, la Dre Cheng souligne que certaines personnes peuvent être à risque plus élevé. « Celles ayant des antécédents familiaux ou ayant été exposées à des radiations très élevées (pas celles des rayons X du dentiste ou d’une tomodensitométrie) devraient faire vérifier leur thyroïde. Mais de façon générale, la plupart des nodules sont bénins. »

Comme une maladie chronique

Même si la maladie est peu répandue et peu mortelle, les personnes qui en sont atteintes vivent la peur et le stress que tout patient atteint d’un cancer connaît bien. « Nous devons obtenir du soutien affectif, dit Rita Banach. Avoir le cancer de la thyroïde, c’est comme vivre avec une maladie chronique. Après le diagnostic, il faudra prendre des pilules hormonales substitutives et être suivi toute votre vie. Nous ne sommes pas seulement des statistiques. Nous sommes des êtres humains et avoir le cancer, peu importe lequel, reste une expérience terrifiante. »

By Sandra MacGregor, ca.editorial@mediaplanet.com