Thyroid Cancer Canada
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Témoignages de persévérance

Voici des témoignages individuels de survivants du cancer de la thyroïde. Chacun est unique et saura vous inspirer. Partagez votre témoignage de survivants du cancer de la thyroïde – cliquez ici pour soumettre.

Meike

Meike a 48 ans, et elle a reçu en 2009 un diagnostic de carcinome papillaire avec variante folliculaire (variante cellulaire colonnaire).

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris de votre expérience avec le cancer de la thyroïde? (bonne ou mauvaise)
Lorsqu’on m’a dit que j’avais un « bon » cancer, j’ai eu l’impression de m’être « fait avoir » par cette maladie.

Quand on m’a appris que je devais subir une chirurgie, j’ai fait beaucoup de recherche et découvert l’existence de la clinique de thyroïde à l’hôpital St. Joseph. J’ai insisté pour obtenir un rendez-vous. J’ai pris le contrôle de ma maladie... ce qui m'a étonnée moi-même. Mais ça valait la peine, et j’ai été agréablement surprise de la rapidité à laquelle on a mis à l’horaire mes rendez-vous, ma chirurgie et mon traitement. J’ai senti que l’on prenait bien soin de moi. Les médecins et les infirmières à St. Joseph ont été formidables.

Qu’est-ce qui vous a causé le plus de confusion et de frustration?
Le diagnostic fut le plus frustrant. Les analyses sanguines n’avaient indiqué aucune anomalie. Ma cytoponction à l'aiguille fine n’avait pas été concluante. Mon nouvel endocrinologue avait l’impression qu’il s’agissait d’un cancer, mais mon chirurgien n’était pas convaincu. Le rapport de pathologie après ma première chirurgie était très vague, avec des termes comme : « représente probablement... » et « pourrait être interprété comme... »

Lors de ma visite de suivi avec l’endocrinologue, il m’a fait part des deux diagnostics possibles. Le premier exigerait une deuxième chirurgie afin d’éliminer ce qui reste de la thyroïde, tandis que l’autre diagnostic laisserait le tout en place. Je n’étais pas rassurée de savoir que le diagnostic n’était pas un peu plus clair. Mon endocrinologue a envoyé des spécimens à la clinique de cancer pour évaluation additionnelle. Le diagnostic révisé a confirmé un carcinome papillaire avec variante folliculaire (cellule colonnaire).  J’ai finalement compris pourquoi le diagnostic était si difficile à poser :  ce type de variante est très rare.

Qui vous a soutenu le plus?
Je suis mère monoparentale, et mes enfants avaient 16 et 10 ans lorsque j’ai subi la chirurgie et le traitement. Ils m’ont beaucoup encouragée et appuyée.

Mon expérience avec le cancer a duré presque une année complète. Pendant cette période, mon équipe de soutien comptait trois femmes formidables, qui m’ont appuyée de différentes façons. J’estime qu’il nous faut différents types de soutien au cours de cette expérience, car une personne peut rarement y répondre à elle seule.

Ma sœur – elle m'a accompagnée lors de chacune de mes chirurgies, C’est une femme forte et qui parle peu, mais sur qui j’ai pu compter dans les moments les plus difficiles. Sa présence apaisante m’a aidée lorsque j’étais anxieuse.

Ma mère – elle m’accompagnait à mes rendez-vous avec le chirurgien, et c’est avec elle que j’examinais les autres rendez-vous et les résultats. Elle me rappelait les questions à poser, ou demandait plus d’explications lorsqu’elle croyait qu’il pourrait y avoir de la confusion. De plus, c'est ma mère... et parfois, j’avais vraiment besoin de ma mère.

Ma meilleure amie – Jenn, qui m'a aidée à garder le moral. C’est ma voisine, alors je la voyais plus souvent que les autres. Elle était toujours prête à jaser autour d’une tasse de thé ou d’un verre de vin (selon le cas). Jenn m’écoutait parler plus ou moins de ma situation selon les journées, mais elle m’aidait aussi à oublier tout ça pour simplement avoir du plaisir.  Lorsque nous n’étions pas ensemble, nous échangions des textos ou des messages. Lors de mon IRA, elle a organisé une petite fête dans ma cour avec plusieurs voisins, avec qui j’ai pu échanger de l’intérieur de la maison.  On en rit encore aujourd’hui!

Qu’auriez-vous aimé savoir plus tôt sur votre parcours avec le cancer?
J’aurais aimé avoir accès à l’information fournie par les survivants du cancer de la thyroïde. J’ai découvert le site seulement lors de mes recherches sur la préparation de mon IRA.   J’aurais voulu savoir à quoi je devais m’attendre.

J’ai réalisé complètement par hasard que la cytoponction à l'aiguille fine prévue le lendemain servait de test pour le cancer.  Lorsque j’ai informé un collègue que j’allais m’absenter le lendemain, il ne comprenait pas comment je pouvais rester aussi calme face à un cancer éventuel.  Il me croyait folle. (Je n’avais aucune idée que j’allais passer un test pour éliminer la possibilité d’un cancer... on ne m’en avait pas parlé.)

Quelles recommandations feriez-vous aux patients pour les aider à jouer un rôle plus actif et plus en contrôle de leurs soins?
J’ai eu l’impression de vivre cette expérience de façon un peu surréaliste. Je comprends que c’est un travail routinier pour les chirurgiens et les médecins, mais certainement pas pour les patients comme nous qui devons traverser cette épreuve. J’incite tous les patients à poser toutes les questions qu’ils désirent. Écrivez-les, pour éviter de les oublier! Si possible, faites-vous accompagner. Je me souviens avoir posé une question, entendu la réponse, mais avoir été tellement absorbée que je n’ai pas pu me concentrer sur le reste de l’information fournie, NI poser les questions nécessaires.

J’ai aussi pris la ferme décision d’avoir une attitude positive. En fait, je n’ai pas beaucoup parlé de ma situation pendant cette expérience. C’est seulement par la suite que j’ai eu l’impression de pouvoir m’ouvrir davantage. J’estime que c’est un mécanisme d’adaptation qui m’a permis de contrôler le type d’information et l’énergie autour de moi.

TémoignagesChris LimMeike